I feel myself in community of spirit with the Goethes, the Hegels, the
Schleiermachers, the Leibnitzes, opposed as they are among themselves;
while the French mathematicians, philosophers, or rhetoricians, in spite
of their high qualities, leave me cold, because there is in them no
sense of the whole, the sum of things [Footnote: The following passage
from Sainte-Beuve may be taken as a kind of answer by anticipation to
this accusation, which Amiel brings more than once in the course of the
Journal:
"Toute nation livree a elle-meme et a son propre genie se fait une
critique litteraire qui y est conforme. La France en son beau temps a eu
la sienne, qui ne ressemble ni a celle de l'Allemagne ni a celle de ses
autres voisins--un peu plus superficielle, dira-t-on--je ne le crois
pas: mais plus vive, moins chargee d'erudition, moins theorique et
systematique, plus confiante au sentiment immediat du gout. _Un peu de
chaque chose et rien de l'ensemble, a la Francaise_: telle etait la
devise de Montaigne et telle est aussi la devise de la critique
francaise. Nous ne sommes pas _synthetiques_, comme diraient les
Allemands; le mot meme n'est pas francaise. L'imagination de detail nous
suffit. Montaigne, La Fontaine Madame de Sevigne, sont volontiers nos
livres de chevet.
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